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Générations X et Y : quelles différences ?

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Rapport au travail, culture d’entreprise… les valeurs et les caractéristiques de la génération Y décontenancent les managers X. Focus sur deux états d’esprit en opposition entre générations X et Y.

Générations x et y
« Au terme « génération », je préfère le mot « état d’esprit », explique Pascal Christin, consultant formateur spécialisé en management intergénérationnel au sein de CSP. Car on peut tout à fait appartenir à la génération X tout en ayant un comportement Y et vice et versa. » Les événements vécus par chaque génération permettent toutefois de mettre en lumière l’état d’esprit qui caractérise chacune d’entre elles. Explorons en profondeur les deux gérérations X et Y

Génération X

Nés entre 1964/65 et 1980/81, les X constituent la génération sacrifiée. Déconnectés des baby-boomers qui ont vécu le plein emploi des Trente Glorieuses, ils ont connu deux chocs pétroliers, la crise, le chômage, l’arrêt de la croissance, du communisme, la chute du mur de Berlin et le sida… Ce que certains nomment les Trente Piteuses. « C’est également la génération Françoise Dolto, remarque le consultant. Ils ont laissé à leurs enfants, les Y, beaucoup plus d’espace de communication et de partage. » Dans le monde du travail, ils font confiance à l’entreprise à laquelle ils sont attachés. Respectueux de la hiérarchie, ils ont dû faire leurs preuves à leurs débuts. Ce sont aussi eux qui ont mis en place les processus et les règles en vigueur aujourd’hui dans les organisations.

Génération Y, une autre vision

Face aux X, des Y nés entre 1980/81 et 1995/96 dont la devise est « fun et carpe diem ». Cette génération qui n’a connu que la crise « mange le dessert en premier car elle sait qu’elle n’aura pas de retraite. Elle profite de la vie au présent. Elle est dans un temps instantané et simultané », image Pascal Christin. Société de l’écran, des nouvelles technologies, des challenges, la génération Y vit dans un flux continu. Travail et plaisir vont de pair pour les Y. Ceux à qui on a laissé la parole dès leur plus jeune âge ne comprennent pas qu’on ne leur fasse pas confiance tout de suite. La compétence a plus de valeur à leurs yeux que l’âge. Pour eux, l’entreprise ne représente qu’un passage et le CDI n’est plus synonyme de sécurité. Leurs managers sont seulement des maillons de la chaîne dont ils n’hésitent pas à questionner les règles, à vérifier et compléter les informations. « C’est aussi la première génération à ne pas connaître le service militaire ! » ajoute le consultant.

Au vu de ces différences, comment faire cohabiter ces deux états d’esprit dans le monde du travail ? Comment un manager X peut-il collaborer en synergie avec un salarié Y ? Éléments de réponse dans notre prochain article.

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CSP
consultant formateur spécialisé en management intergénérationnel au sein de CSP

Commentaires (4)

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  1. Dominique Locas dit :

    J’ai 44 ans et je travaille dans un cabinet de traduction dont l’immense majorité des employés est dans la vingtaine (surtout!) ou la jeune trentaine. Mes jeunes collègues parlent constamment de leurs voyages passés ou à venir et de tout ce qu’ils comptent faire pour s’amuser; ils ont tendance à se comporter comme si l’univers entier tournait autour d’eux, chose prévisible dans une société où l’on n’arrête pas de dire à quel point la jeunesse est merveilleuse.

    Eux comprennent mal mon attachement au livre imprimé, et encore moins mon attachement aux langues anciennes, que j’ai apprises en autodidacte, tout comme les langues étrangères que je connais. Un traducteur ne devrait-il pas se concentrer sur les langues modernes? Ah bon, parce que je suis un travailleur salarié, faudrait-il que je subordonne mes loisirs à ma fonction d’agent socioéconomique!? Où est donc passé ce plaisir d’apprendre et de penser libre de toute contrainte? C’est une contrainte inscrite en filigrane que beaucoup ne semblent pas voir.

    Ils ne comprennent pas non plus le fait que je conserve mon emploi même si certains côtés me semblent ennuyeux; sérieusement, si vous goûtez les Métamorphoses d’Ovide, Shakespeare ou Schiller dans le texte, la traduction d’un communiqué administratif d’un style plat et terne n’a rien de très emballant! Ce n’est pas en changeant d’employeur que vous échapperez à cette réalité. J’accepte parfaitement qu’un travail puisse avoir un côté routinier et fatiguant; il y a toujours de bons côtés, mais de là à en faire un lieu privilégié d’épanouissement et de réalisation personnels, il y a loin. Disons que je n’en demande pas tant à un emploi.

    Eux, par contre, semblent s’attendre à cela. Ils me respectent, toutefois, pour mes compétences de réviseur, surtout parce que c’est souvent moi qui leur sauve la vie quand ils sont pris de court par un texte difficile. J’ai aussi appris à les respecter, car eux aussi me sauvent la vie en s’appliquant dans leur travail, qu’ils aiment et exécutent avec compétence!

    La majorité ont une véritable soif d’apprendre et de se développer. Beaucoup quittent leur travail après deux ou trois ans, car tôt ou tard, ils se heurtent aux conditions qu’impose tout travail salarié; non, tout n’est pas toujours rose, et non, le travail n’est pas toujours une partie de plaisir.

  2. Marc dit :

    Ceci illustre parfaitement les différences entre les différentes tranches d’ages. A chaque période son lot de changements sociétaux et les conséquences sont perceptibles.

  3. Charrat dit :

    Je me retrouve entre les deux et je pense que tout est conciliable si l’on sait faire la part des choses, écouter, comprendre, admettre …

  4. Nicolas dit :

    Ces analyses sont toujours trop réductrices . Nous ne pouvons pas expliquer ou interpréter des comportements sur des théories répétées encore et encore… c’est rassurant pour se justifier ou se positionner socialement pour certains.

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