Leadership et Management

Ethique et management : le couple durable

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C’est précisément parce qu’il conduit des équipes qu’un bon manager est aussi un manager éthique : son respect des personnes est le gage de sa propre performance durable et de celle de l’entreprise.

Dans le respect des personnes

L’éthique n’est pas une théorie mais recouvre un ensemble de comportements adaptés à une situation donnée, afin d’agir avec justice, dans le respect des personnes et des enjeux sociétaux de l’entreprise.

Répondre aux objectifs économiques de l’organisation tout en honorant les valeurs de respect de la personne est non seulement réaliste mais indispensable : les collaborateurs ne sont pas de simples agents économiques ! Prendre pleinement en compte la dimension humaine dans son management est une façon de contribuer au succès de l’entreprise.

Performance durable

Certes, le « non-éthique » a un coût social, juridique, économique et organisationnel : en engendrant la démotivation des collaborateurs, il entraîne une moindre productivité et, partant, une diminution des chiffres de l’entreprise. Le manque de respect de la diversité, la discrimination, les pratiques déloyales, obligent aussi à mettre en place davantage de contrôles qui occasionnent des dépenses supplémentaires.

Surtout, l’éthique « paye » : elle contribue à l’efficacité de l’entreprise en construisant une collaboration de long terme qui prépare la performance durable d’équipes fidélisées.

Manager éthique

Au quotidien, le manager éthique exerce un fort leadership. Il sait donner du sens au travail de ses équipes, aidant chaque collaborateur à considérer le sens de son activité et celui de l’entreprise.

Dans ses attitudes, ses réactions, ses décisions, le manager éthique recherche l’exemplarité. Il s’applique donc à mettre en œuvre les comportements adaptés à une pratique managériale de qualité: vertus de courage, prudence (réalisme), modération (self control), justice…

« L’éthique est un investissement qui vaut la peine ! », résume Florentin Roche, formateur chez CSP Formation. « Elle rétablit la confiance et crée du lien dans l’organisation en montrant un engagement fort et durable du manager. L’entreprise est constituée de personnes humaines qui ont envie de managers au comportement exemplaire. Le challenge est parfois difficile. D’où la nécessité de se former. »

Pour en savoir plus, suivez ce lien : « Ethique et management »

Commentaires (2)

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  1. stature dit :

    Qu’est-ce que « l’éthique des valeurs » ?
    Dans chacune de nos décisions et actions, « l’éthique des valeurs »
    pose la question du « comment bien agir et bien se comporter ? ». Pour
    répondre à cette question, l’éthique sollicite à la fois nos vertus et nos valeurs pour déterminer et leur aligner nos principes d’action et nos comportements. C’est un juste alignement qui nous permet d’être en cohérence
    avec nous-mêmes, tout en étant plus opérant et plus efficace dans nos décisions et nos actions. L’association « éthique et valeurs » pourrait se traduire en image par une carte géographique : une situation managériale donnée. L’éthique parle chemin à parcourir (le meilleur chemin pour atteindre l’objectif). Enfin une boussole symbolisant les vertus et les valeurs qui donnent le sens et les repères.
    Dans un environnement à fortes contraintes, les tâches et rôles d’un
    manager ne cessent de croître et de se complexifier. Elles exigent toujours
    davantage d’aptitudes techniques et surtout psychologiques. Dans ces
    conditions, il y a danger pour certains managers de perdre leurs valeurs
    « repères » et de rendre « hésitantes » leurs prises de décisions. Ces difficultés sont déjà à la source d’un réel malaise chez certains d’entre eux. Le
    risque est sérieux de voir ce malaise se transformer progressivement en
    résignation pour les uns et, pour les plus impliqués, en frustration ! 2
    Quel que soit l’environnement, l’action managériale s’accommode mal
    d’hésitations. Par expérience, on le paye cher sur le plan humain comme
    sur celui de la performance ! La légitimité de la fonction managériale repose et reposera toujours sur la capacité à motiver et fédérer les équipes.
    Par mission, devoir ou par goût, il faudra toujours être capable de gérer la
    complexité et le changement.
    Refuser la complexité, c’est refuser l’évolution et les occasions de progrès qui ne vont pas sans difficulté, ni contre-progrès. C’est là que se
    trouve le défi du manager : se doter de méthodes de pensées qui lui permettent de mieux gérer la complexité et d’en limiter ses effets pervers.
    C’est tout l’intérêt de « l’éthique des valeurs » !
    Je pense qu’il sera de plus en plus difficile à l’avenir de transiger
    dans la durée sur ce qui est une valeur pour soi, pour les autres et pour
    l’entreprise. Par raison autant que par économie d’échelle, un manager se
    devra d’être aussi un Leader « valeureux » et « ressources » pour ses collaborateurs. Mais où aller chercher ces ressources dans les turbulences géné-
    rées par la crise économique que nous traversons ? En soi-même et, sans
    doute aussi, dans la sagesse du philosophe. Dans une époque dominée par
    le progrès technique, le leadership impose une philosophie et une vision
    orientée sur l’Homme. L’éthique des valeurs, devrait guider les managers
    aux sources et ressources de leurs vertus et de leurs valeurs. Mais encore
    faut-il connaître ses propres valeurs et celles des autres pour pouvoir définir et bien communiquer ses principes d’action !

  2. Augry Franck dit :

    bonjour
    je suis totalement en phase avec et article
    les enjeux vont bien au delà de ce que l’on peut imaginer aujourd’hui dans un monde qui ne cesse de communiquer à la vitesse de la lumière
    ce sera un atout stratégique dans les entreprises que de manger dans un esprit 100% éthique
    c’est le consommateur qui décide, qui choisit, ces produits, ses services, et ce qu’il attend des entreprises qui le fournissent
    ne croyons surtout pas que les produits fairtrade ou végan soient des modes, se sont l’expression de ce que nous désirons tous au plus profond
    nos collaborateurs aussi sont demandeurs, et au fond n’est ce pas abandonner des « privilèges » ancestraux que de les accompagner ainsi dans leur travail et dans leur évolution personnelle ?
    le mettre en oeuvre c’est impératif, qu’avons-nous à y gagner ? Pas encore simple à dire, mais nous savons que ne pas le faire c’est à coup sûr TOUT avoir à perdre
    merci encore pour ce post
    Franck

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