Ressources humaines

RPS (4/6) :Approche ergonomique du stress : la régulation de l’homme au travail

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En complément des approches physiologique, transactionnelle et causaliste, les entreprises ont tout intérêt à développer une approche ergonomique du stress. A la fois collective et systémique, cette approche ergonomique prend en compte les interdépendances au sein de l’organisation.

Le travail comme système

L’approche ergonomique considère l’activité de travail comme un système mis en action pour produire des biens et des services. Dans ce système, l’homme a un impact sur sa propre santé : il régule et s’adapte à la situation de travail.

La perspective d’un système met en évidence l’interdépendance entre :

  • l’individu qui travaille ;
  • la tâche qui lui est assignée avec tels moyens pour atteindre l’objectif fixé ;
  • l’activité réelle qu’il déploie pour produire ce résultat.

« Autrement dit, la réalité du travail est bien plus complexe que la description faite dans une fiche de poste ou de fonction ! », résume Catherine Bertin, consultante formatrice coach et référente RPS chez CSP Formation.

Un ensemble à réguler

On comprend aisément que cette interaction ait un impact immédiat (bon ou mauvais) sur la santé humaine.

En effet, le système étant dans une dynamique constante, l’homme doit en permanence s’adapter, réguler son activité afin d’obtenir les résultats attendus de lui. Parvenir à s’adapter avec intelligence à la situation contribue à construire son identité personnelle et à identifier le sens de son travail. Celui-ci est alors générateur de santé.

Mais si les contraintes sont trop nombreuses, l’individu peine à maintenir une adaptation suffisante. Ne pas pouvoir réguler constitue un risque pour sa santé.

Un équilibre dynamique

En distinguant la tâche prescrite et le travail réel, cette approche ergonomique prend donc en compte les éléments subjectifs : le travail comprend l’action et la représentation que l’individu se fait psychiquement de cette action.

Les travaux de la psychodymanique du travail montrent en parallèle que la santé mentale au travail est le résultat d’un équilibre dynamique entre le besoin d’accomplissement (l’atteinte des objectifs), des normes sociales (le jugement d’autrui sur notre capacité à réussir) et le travail lui-même (imposant une certaine productivité et des contraintes).

Pour Catherine Bertin, « comprendre cette confrontation systématique entre l’individu et l’organisation permet de bien cerner le rôle de l’individu dans la régulation du système et dans la construction de sa santé. »

Pour en savoir plus, consultez notre page  » Gérer les risques psychosociaux dans l’entreprise« 

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