Le saviez-vous ? Les soft skills s’apparentent à des poupées russes qui en contiennent toujours de nouvelles quand on les ouvre… En ce sens, l’empathie – que nous explorons dans ce 3e épisode de CULTURE SOFT – appartient à la même famille de compétences que la connaissance de soi[1], star incontestée du 2e volet. Une famille où l’émotion domine et qui ne pourrait « fonctionner » sans l’empathie, en raison de ce qui la sous-tend sur le plan neurobiologique, notamment. Quelles sont ses facettes et son rôle dans notre quotidien professionnel ? Cliquez sur PLAY.   

 

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Empathie, compassion, sympathie : parle-t-on de la même chose ?

En posant cette question, on suggère plus ou moins qu’il existe des différences, alors réfléchissons…

Faire preuve de compassion, c’est souffrir avec l’autre. La sympathie repose sur un lien de nature affective. Quant à l’empathie, elle fait son apparition dans le vocabulaire européen à la fin du 19e siècle, auf Deustch[1] dans le texte grâce à deux philosophes allemands. On peut la définir – sans prétention académique – comme la capacité à se mettre à la place d’autrui et à ressentir une émotion qui correspond à la sienne.

Sans plus ? Pas tout-à-fait. Cette capacité implique d’être en mesure de réguler nos propres réponses émotionnelles.

Cette première confusion n’est pas la seule à laquelle l’empathie donne lieu. En entreprise par exemple, l’intérêt grandissant suscité par les soft skills en général, et certaines de ces compétences en particulier, peut conduire à inscrire leur développement dans une perspective de « résultats attendus ». Dès lors, l’empathie est assimilée à un code de conduite, alors qu’il ne s’agit en aucun cas d’une grille de valeurs ! L’empathie doit plutôt être vue comme un capital, dont nous disposons tous.

 

Comment apprendre à mobiliser ce potentiel, devenu compétence ?

Si l’empathie se niche « quelque part » en chacun de nous, cela ne signifie pas pour autant que nous sommes capables d’en faire preuve spontanément et/ou à tout moment.

Du point de vue neurobiologique, l’empathie repose sur les neurones miroirs ; elle joue un rôle-clé dans les liens que nous nouons avec autrui, eux-mêmes décisifs pour apprendre et se développer en général, au-delà du seul cadre professionnel. Mais, à certains égards, elle nous échappe totalement. Ainsi, si l’on regarde par imagerie fonctionnelle le cerveau d’un spectateur et celui d’un comédien qui pleure, on constate que les mêmes zones sont activées !

Dès lors, un collaborateur doté d’un fort capital peut se laisser déborder par ses émotions et préférer se protéger en évitant de tisser de véritables relations avec ses collègues. Pour activer l’empathie en toute « sécurité » pour soi-même, il est donc nécessaire de connaître les autres ingrédients de l’intelligence émotionnelle – la gestion des émotions, en tout premier lieu -, et de les développer.

Par ailleurs, en contexte professionnel l’empathie ne devient compétence qu’en réunissant deux conditions : 1) la compréhension et la prise en compte de ce que ressent l’autre 2) la projection vers une « solution » – pour travailler dans les meilleures conditions possible par exemple ou pour s’extraire d’une problématique délicate. Relever ce challenge requiert, notamment, de mobiliser une autre soft skill : l’écoute.

 

Passée du stade de potentiel à celui de compétence, l’empathie est un gage de qualité dans les relations professionnelles. Un atout certain dans des entreprises où le nombre et la fréquence des interactions ont beaucoup augmenté depuis une dizaine d’années. Quant à la soft skill au cœur de notre prochain épisode, elle est rarement identifiée en tant que compétence à part entière. Mais… suspense !

 

[1] L’estime de soi et la confiance en soi sont également évoquées dans le 2e épisode de CULTURE SOFT.

[1] Auf Deustch : en allemand. Il s’agit des philosophes Robert Vischer puis Theodor Lipps.

 

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