Les soft skills suscitent un intérêt grandissant dans l’entreprise et chez les collaborateurs. Pourtant, un certain flou subsiste quant à leur nature. Et d’autres questions se posent : quelles sont les compétences le plus mobilisées au quotidien ? En quoi influent-elles sur les activités génératrices de performance ? De l’impact des soft skills sur les capacités d’adaptation des collaborateurs, durant la crise sanitaire, aux modalités pédagogiques à privilégier pour les développer, retour – en infographie – sur les données clés du 1er baromètre annuel de CSP DOCENDI.

 

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Le podium des soft skills, à titre individuel ou par famille de compétences

Publié en novembre 2020 et réalisé auprès de professionnels issus à 67 % des fonctions RH & formation ou direction générale[1], le 1er baromètre des soft skills offre un éclairage sur le type de compétences associées aux soft skills par les répondants.

Par équipe, 3 grandes familles se distinguent :

  • les compétences relationnelles, pour 91 % des professionnels interrogés ;
  • les compétences émotionnelles, pour 78 % d’entre elles ;
  • le savoir-vivre, dans 43 % des cas.

Il s’agit là d’une surprise car le savoir-vivre, en tant que tel, n’appartient pas à ce grand ensemble : il repose en effet exclusivement sur la maîtrise de règles et de codes, là où les soft skills – en leur qualité de compétences – mettent aussi en jeu des savoir-faire. Il se traduit par ailleurs différemment selon les cultures et les milieux sociaux. Le savoir-vivre peut toutefois favoriser l’expression de certaines soft skills telles que la coopération ou la communication. À noter : les compétences cognitives (dont la compétence Apprendre à apprendre fait partie) et organisationnelles (la gestion du temps et des priorités par exemple), sont comparativement beaucoup moins citées. Elles jouent pourtant un rôle clé en matière d’efficacité ou de mobilité, professionnelles.

Par ailleurs, la nature des soft skills le plus souvent mobilisées par les répondants, au quotidien et quel que soit leur métier, témoigne de l’importance en 2021 de savoir travailler avec l’autre. Ceci dans un environnement fluctuant. Figurent sur le podium :

  • L’adaptabilité, choisie par 71 % des professionnels interrogés ;
  • L’écoute, mentionnée à 63 % ;
  • La communication, choisie par 61 % des répondants.

L’articulation particulière des soft skills, qui s’alimentent les unes les autres, doit ici être signalée : en effet, l’écoute et la communication « nourrissent » la coopération, une compétence soft citée par 44 % des répondants. C’est également le cas de la gestion des émotions (39 %).

Quant à l’adaptabilité, elle peut être qualifiée de méta soft skills dans la mesure où elle engage toutes les soft skills mentionnées – de celles déjà évoquées à la créativité (22 %), la compétence Apprendre à apprendre (18 %), la pensée critique (16 %) ou la connaissance de soi (15 %).

  

Dans l’entreprise, quelles sont les activités le plus impactées par l’activation de ces compétences ?

Quatre grands « domaines » recueillent les faveurs des répondants :

  • L’efficacité professionnelle, individuelle et collective – pour 75 % d’entre eux ;
  • Le management des équipes (62 %) ;
  • L’accompagnement des transformations de l’entreprise (48 %) ;
  • La prévention et la résolution des conflits (37 %).

Il s’agit là d’enjeux de performance majeurs pour les organisations. Ces sujets ont par ailleurs un caractère collectif (en partie seulement pour l’efficacité professionnelle, envisagée sous les deux angles), et ils mettent en jeu de multiples interactions. D’où le rôle attribué aux soft skills dans l’accompagnement des transformations de l’entreprise – la communication et les interactions en étant le cœur.

À l’inverse, un domaine à portée plus individuelle, l’évolution professionnelle des collaborateurs, n’est cité que par 18 % des personnes interrogées.

Alors que les soft skills ont longtemps été exclusivement rattachées au développement personnel, les professionnels RH, responsables formation et membres de la direction générale valorisent la dimension collective de ces compétences, pour insister sur leur caractère stratégique en entreprise[2].

 

Déployer des formations dédiées aux soft skills : un objectif pour 70 % des répondants

C’est l’une des principales « leçons » du 1er baromètre annuel des soft skills : 7 répondants sur 10 envisagent de programmer ce type de formations dans les douze prochains mois. Notons néanmoins que 5 sur 10 se laissent une marge de manœuvre – l’évolution de la situation économique globale et/ou de la situation financière de l’entreprise étant susceptible d’influer sur cet objectif[3].

Si formation il y a, une autre question se pose : comment concourir au développement des compétences humaines, émotionnelles et cognitives ? Plusieurs « modalités » sont mises à l’honneur, relatives à l’accompagnement, au dispositif de formation ou à la dimension pédagogique :

  • L’alternance entre des temps d’accompagnement individuels et collectifs, pour 74 % des répondants ;
  • Le Blended Learning (formation présentielle avec accompagnement digital amont et aval), selon 56 % d’entre eux ;
  • Les interactions entre participants ou avec le formateur (partage d’expérience inclus), pour 65 % des professionnels interrogés.

Le développement de ce type de compétences se prête donc assez peu aux formats « classiques » de formation.

 

Les observations réalisées durant la crise sanitaire conduisent 74 % des professionnels interrogés à qualifier « d’indispensable » la montée en puissance des soft skills en entreprise. Dans un environnement impacté par de multiples évolutions, leur essor n’en est qu’à ses prémices ! Comme le souligne Natacha de Saint-Vincent, Directrice générale de CSP DOCENDI[4], « les soft skills sont notre passeport pour l’avenir ».

 

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Pour en savoir plus : consultez le 1er baromètre annuel des soft skills proposé par CSP DOCENDI

[1] Le tiers restant est réparti au sein de toutes les autres fonctions de l’entreprise.

[2] C’est ce qui ressort d’une analyse plus approfondie des résultats du 1er baromètre annuel des soft skills, sachant que le nombre de réponses à cette question était limité.

[3] 18 % des membres de la direction générale estiment « impérative » la programmation de formations soft skills, contre 38 % des responsables formation.

[4] Natacha de Saint-Vincent est Directrice générale du pôle formation du groupe Lefebvre-Sarrut, auquel CSP DOCENDI appartient.