Chacun de nous communique au quotidien. Sommes-nous pour autant de « bons communicants » ? En tant que manager-leader, cette compétence appartenant à la grande famille des soft skills[1] se révèle cruciale pour les relations que vous entretenez avec vos collaborateurs. Et vous pouvez la développer ! L’enjeu ? Permettre à votre équipe de collaborer plus efficacement et d’exprimer tout son potentiel en créant les conditions de la performance.

 

4 principes de communication à adopter pour optimiser son leadership

Du faire savoir au faire agir : quand la communication nourrit le leadership 

Revenons tout d’abord sur les différentes dimensions de la communication :

  • le verbal, bien sûr, avec la structure du discours, les mots utilisés et le niveau de langage,
  • le para-verbal, qui recoupe le débit de la voix, son volume et son intonation, les silences,
  • le non verbal, composé de l’ensemble des postures, des gestes, des respirations, et des expressions du visage.

C’est cet ensemble qui fait sens dans le cadre d’une communication efficace, et qu’il faut donc chercher à améliorer.

En tant que le

ader, le mode de communication que vous mobilisez influe sur l’engagement de votre équipe et sur son niveau de motivation. Il s’agit de vous montrer « vrai », attentif, à l’écoute. Une méthodologie progressive peut vous y aider, celle des marches de la communication :

  • Faire savoir – en présentant un projet, en informant d’une décision,
  • Faire comprendre – en expliquant le pourquoi, en répondant aux interrogations,
  • Faire adhérer – en valorisant l’intérêt pour l’équipe, les aspects positifs de cette annonce,
  • Faire agir – en laissant à l’équipe du temps pour assimiler et mettre en œuvre.

 

L’écoute active et la reformulation, clés d’une communication ajustée

Entre ce que vous souhaitez exprimer et ce qui en est réellement retenu, le différentiel peut s’avérer significatif ! Chaque étape de la communication « dégrade » en effet le message et la qualité de l’information. Or, il existe déjà un premier décalage entre ce que l’on veut dire et ce que l’on dit réellement ; puis un autre avec ce qui est entendu, écouté et compris. La déperdition du sens est très importante. Elle nécessite donc la plus extrême vigilance du manager-leader quand il communique avec son ou ses interlocuteurs.

Quand vous allez vous exprimer ou au contraire écouter, il est essentiel de limiter l’apparition d’écueils « classiques » dans les échanges : les interprétations, les omissions ou les rajouts. C’est pourquoi vous allez asseoir votre leadership en mobilisant une écoute active. Il s’agit d’être pleinement disponible et concentré sur ce qui est dit, pour rebondir, questionner, reformuler. Et ce, tout en privilégiant les questions ouvertes à celles fermées appelant une réponse par oui ou non. Une posture d’empathie va également contribuer à la qualité de l’échange.

 

Tout leader doit s’attacher à motiver son équipe et rechercher l’adhésion

L’une des principales causes du désengagement tient au manque de compréhension par le collaborateur, de son rôle et de sa contribution à la performance globale. Lorsque vous confiez une mission à un membre de votre équipe, la qualité de votre communication est le premier levier de sa réussite future. Il s’agit :

  • De donner du sens : quelle est la finalité de la mission ?
  • De définir l’objectif : quel est-il ? Et de quoi le collaborateur va-t-il avoir besoin pour le remplir ?
  • D’indiquer le process, la méthodologie à suivre, tout en apportant votre soutien.

Vous avez par ailleurs intérêt à aller à la rencontre d’un collaborateur démotivé, en l’invitant à s’exprimer : quel est le problème et comment le régler ? Cette démarche sera d’autant plus efficace dans le cadre d’un climat de confiance, avec des règles de fonctionnement claires que vous aurez posées. Privilégiez également des moments d’échanges avec chaque membre de votre équipe pour créer du lien, et avec l’ensemble de vos collaborateurs afin de les fédérer autour d’objectifs communs.

 

Le leadership se renforce grâce à la capacité d’influence

À l’image du discours historique de Steve Jobs en 2005 devant des étudiants de Stanford, les leaders sont d’autant plus convaincants dès lors qu’ils maîtrisent l’art du storytelling – c’est-à-dire une histoire personnelle mobilisée pour faire adhérer l’auditoire et stimuler l’envie d’agir. Les émotions jouent alors un rôle clé : il est important de savoir les reconnaître et les comprendre afin de mieux les utiliser, par exemple pour désamorcer des situations conflictuelles.

Il est également important de se montrer le plus factuel possible dans le cadre de feedbacks, formulés du leader vers le collaborateur ou inversement ! La méthode DESC peut se révéler utile afin de décrire les faits, d’exprimer son ressenti, de suggérer une solution et de conclure positivement. L’objectif d’une critique constructive est d’encourager à l’action, non de la paralyser.

Vous privilégierez plusieurs attitudes dans votre communication :

  • Aller droit au but, en restant factuel,
  • Ne pas revenir sur des erreurs passées,
  • Éviter les comparaisons et les généralisations,
  • Se focaliser sur le situation ou l’acte, et non sur la personne.

 

>> En résumé :

  • La communication est l’une des compétences clés d’un leader.
  • Pour s’assurer que les messages soient entendus et compris, l’écoute active s’avère indispensable.
  • Donner un cap, expliquer le sens, fournir des moyens : tel est le triptyque de l’adhésion.
  • L’intelligence émotionnelle est l’une des meilleures alliées du leader !

 

Article rédigé avec le concours d’Adrien Nicolas, responsable de l’offre Management et Leadership de CSP DOCENDI

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[1] Pour en savoir plus sur les soft skills : consultez l’infographie issue du 1er baromètre annuel des soft skills, proposé par CSP DOCENDI.