Créée dans les années 1950 par un ingénieur industriel pour la firme automobile Toyota, la méthode Kanban, qui signifie étiquette en japonais, avait pour objectif d’optimiser la capacité de production. Progressivement, son champ d’application s’est élargi. La méthode s’est ainsi imposée comme outil de gestion de tâches pour le suivi de tous types de projets en équipe.

Le principe ?

La méthode repose sur un système visuel en temps réel, grâce à un système d’étiquettes ou d’affichettes pensé pour améliorer la collaboration entre équipes ainsi que la performance. Son objectif ? Contrôler visuellement le flux de travail.

 

Et concrètement ?

Chaque tâche à réaliser se voit attribuer une étiquette. Et chaque étiquette est positionnée sur un tableau à quatre colonnes en fonction de son statut d’avancement : « À faire », « En cours », « Exécuté », « À tester ». Chaque étiquette comporte un descriptif de la tâche à accomplir ainsi que des informations complémentaires, comme la complexité. Chaque membre de l’équipe est libre de choisir sa tâche à réaliser.

 

À l’ère du tout numérique, il existe bien sûr des logiciels inspirés de cette méthode, mais l’affichage mural présente des avantages non négligeables. Il permet de matérialiser concrètement le flux de travail et de visualiser l’avancée d’un projet. Et ce en toute transparence puisque tous les membres de l’équipe sont au même niveau d’information. La méthode Kanban permet également de réajuster ou de limiter le flux de travail en temps réel. Elle participe par ailleurs à établir des règles d’organisation et favorise le partage d’objectifs ainsi que la collaboration.